Stadtgedächtnis seit 1879
Surveillance et sanctions – Le pont en tant qu’espace juridique
Le pont sur le Rhin fut non seulement une voie de circulation de près de 200 mètres de longueur mais aussi un lieu juridique, de contrôle et de châtiment. À la tête de pont, côté Petit-Bâle, se trouvaient le tribunal et la maison du gardien du pont. Des châtiments publics furent exécutés au Käppelijoch jusqu’au 17e siècle. Les coupables d’adultère étaient ‹traînés dans l’eau›, à savoir attachés à une corde et tirés sous le pont. Les accusés de sorcellerie ou d’infanticide étaient ligotés et jetés dans le Rhin. En 1634, Madlen Egerin, accusée du meurtre de son nouveau-né, fut la dernière à subir cette pratique cruelle, mais elle survécut. La ‹Porte du Rhin›, qui se trouvait à la tête de pont, côté Grand-Bâle, était tristement célèbre pour ses cellules de prison.
Bildquelle: Druckgrafik nach einem Aquarell von Constantin Guise, Mitte 19. Jahrhundert, Archives Jura Brüschweiler, Inv. FH-3010-0091